
Fiscalité dropshipping France : le guide TVA et statut juridique pour 2026
Vous vendez sans stock, depuis votre canapé, avec un fournisseur situé à Shenzhen et des clients un peu partout en Europe. Sur le papier, le dropshipping ressemble à une activité simple. Sur le plan fiscal, c’est nettement plus brouillon. La DGFiP traque ces flux depuis plusieurs années, les contrôles se multiplient, et les redressements pour TVA mal collectée se chiffrent souvent à plusieurs milliers d’euros. Ce guide reprend les règles applicables au dropshipping français en 2026 : statut juridique à privilégier, collecte de TVA, mécanismes OSS et IOSS, déclarations à produire, abattements possibles. Sans jargon inutile, avec les seuils et les chiffres à jour.
Quel statut juridique choisir pour démarrer son activité de dropshipping
La micro-entreprise reste le point de départ de 80% des dropshippers français. Logique : pas de capital social, démarches en ligne sur l’INPI, comptabilité allégée. Mais le régime montre vite ses limites quand le chiffre d’affaires décolle.
En 2026, le seuil de chiffre d’affaires pour rester en micro-entreprise vente de marchandises est fixé à 188 700 € (avec un seuil de tolérance pendant deux ans). Vous dépassez ? Vous basculez automatiquement en entreprise individuelle au régime réel, ou vous transformez votre structure en société.
Pour optimiser vos processus, pensez à automatiser sa boutique dropshipping avec des outils adaptés.
Trois options se présentent quand vous quittez la micro :
- L’entreprise individuelle (EI) au réel : statut simple, patrimoine personnel et professionnel séparés depuis 2022, fiscalité à l’impôt sur le revenu par défaut. Vous pouvez opter pour l’impôt sur les sociétés (IS) si ça vous arrange.
- La SASU : société par actions simplifiée unipersonnelle. Très souple statutairement, dirigeant assimilé salarié (cotisations URSSAF élevées mais protection sociale correcte), IS par défaut.
- L’EURL : équivalent SARL en version solo. Dirigeant TNS (travailleur non salarié), cotisations plus basses, IR ou IS au choix.
Pour un dropshipping qui dégage 50 000 € à 80 000 € de bénéfice par an, l’EURL à l’IS est souvent le meilleur compromis entre cotisations et imposition. Au-delà, la SASU prend le relai pour la flexibilité (entrée d’investisseurs, cession plus simple). En dessous, la micro-entreprise tient la route si vos marges sont confortables, car le régime applique un abattement forfaitaire de 71% sur le chiffre d’affaires marchandises pour calculer l’impôt.
Un détail à retenir : le code APE recommandé pour le dropshipping est 47.91B (vente à distance sur catalogue spécialisé) ou 47.91A (vente à distance sur catalogue général). Choisir le bon code évite des frictions avec votre centre de formalités des entreprises.
La TVA en dropshipping : franchise, collecte et taux applicables
Le sujet qui fait peur à tout le monde, et pour cause. Les règles ont changé en juillet 2021 avec la réforme TVA du commerce électronique, puis se sont durcies en 2024 et 2025. Voici l’état des lieux pour 2026.
Le seuil de franchise en base de TVA
En micro-entreprise, vous ne facturez pas de TVA tant que vous restez sous le seuil de franchise. Ce seuil a été abaissé : il s’établit à 85 000 € pour la vente de marchandises (avec un seuil majoré à 93 500 €). Au-dessus, vous devez collecter la TVA dès le premier euro du mois de dépassement. Beaucoup de dropshippers se font piéger par cette règle : ils ne facturent pas la TVA pendant des mois, puis reçoivent un avis de mise en recouvrement avec pénalités.
Le taux normal de TVA en France est de 20%. Certains produits relèvent du taux réduit à 5,5% (livres, alimentation de base, produits d’hygiène féminine) ou à 10% (restauration, transport de voyageurs). Pour la quasi-totalité des produits dropshippés (gadgets, mode, déco, accessoires high-tech), c’est 20%.
Avant de vous lancer, il est essentiel de trouver une niche rentable pour maximiser vos chances de succès.
Avant de vous lancer, il est essentiel de trouver des produits gagnants pour maximiser vos chances de succès.
Le piège de la TVA non collectée
Si vous êtes redevable, vous devez facturer la TVA à vos clients particuliers sur votre prix de vente. Même si votre fournisseur ne vous facture rien (ou vous facture HT depuis l’étranger), vous restez l’opérateur économique qui vend en France. Beaucoup de dropshippers pensent à tort qu’ils peuvent fonctionner en HT comme un intermédiaire. Ce n’est pas le cas. Vous achetez, vous revendez, vous collectez.
Petit tableau pour clarifier les seuils 2026 :
| Régime | Seuil CA marchandises | TVA à collecter ? |
|---|---|---|
| Micro-entreprise franchise | Jusqu’à 85 000 € | Non |
| Micro-entreprise hors franchise | 85 001 € à 188 700 € | Oui |
| Régime réel simplifié | 188 701 € à 840 000 € | Oui, CA12 annuelle |
| Régime réel normal | Au-delà de 840 000 € | Oui, CA3 mensuelle |
Achats hors UE : TVA à l’importation et guichet IOSS
C’est ici que le dropshipping devient piégeux. Quand votre fournisseur expédie depuis la Chine, Hong Kong ou les États-Unis directement vers votre client français, qui paye la TVA à l’importation ?
Pour mieux comprendre les différences entre les plateformes, consultez notre comparatif CJ Dropshipping vs AliExpress.
Depuis le 1er juillet 2021, l’exonération de TVA pour les colis de moins de 22 € a disparu. Tout colis entrant dans l’Union européenne est soumis à TVA, peu importe sa valeur. Deux mécanismes existent pour gérer ça : le régime classique de droit commun, ou le guichet IOSS.
Le guichet IOSS (Import One-Stop Shop)
L’IOSS est un dispositif optionnel pour les ventes à distance de biens importés d’une valeur inférieure ou égale à 150 €. Vous vous inscrivez auprès du service des impôts (en France ou dans un État membre de l’UE), vous obtenez un numéro IOSS, et vous facturez directement la TVA française au client lors de la vente.
Avantages : votre client ne paye rien à la livraison, le colis n’est pas bloqué en douane, vous déclarez mensuellement à un guichet unique. Le numéro IOSS doit être transmis à votre fournisseur (ou à votre transporteur) pour qu’il l’inscrive sur la déclaration douanière.
Inconvénient : tous les fournisseurs étrangers ne jouent pas le jeu. AliExpress et CJ Dropshipping acceptent généralement les numéros IOSS de leurs revendeurs, mais beaucoup de petits fournisseurs ignorent le mécanisme. Conséquence ? Vos clients payent une seconde fois la TVA à la livraison. Catastrophique pour la réputation de votre boutique.
Colis supérieurs à 150 €
Au-dessus de 150 €, l’IOSS ne s’applique pas. Deux solutions :
- Régime classique : votre client paye la TVA et les droits de douane à l’arrivée. Vous n’intervenez pas. Mauvaise expérience client garantie.
- DDP (Delivered Duty Paid) : vous prenez en charge la TVA et les droits via un transitaire. Vous facturez TTC à votre client, votre transitaire gère le dédouanement. Plus cher mais plus propre.
Pour un dropshipping orienté petits articles à moins de 50 €, l’IOSS est quasi obligatoire si vous voulez tenir la cadence. Pour des produits premium au-delà de 150 €, mieux vaut stocker en Europe (entrepôt en Pologne, Pays-Bas, Espagne) que de dropshipper depuis l’Asie.
Ventes intracommunautaires : le guichet OSS pour vendre en Europe
Vous avez monté votre boutique en France, mais vos clients viennent aussi d’Allemagne, d’Italie, de Belgique. Bonne nouvelle : c’est précisément pour ce cas de figure que le guichet OSS (One-Stop Shop) a été créé.
Principe de l’OSS
Avant 2021, dès que vos ventes vers un pays européen dépassaient un certain seuil (35 000 € ou 100 000 € selon les pays), vous deviez vous immatriculer à la TVA dans ce pays. Imaginez devoir gérer 27 numéros de TVA différents…
Depuis le 1er juillet 2021, un seuil unique de 10 000 € s’applique sur l’ensemble des ventes B2C intra-UE. En dessous, vous facturez avec la TVA française. Au-dessus, vous devez facturer la TVA du pays du client (TVA allemande pour un Allemand, TVA italienne pour un Italien, etc.). Mais au lieu de gérer 27 déclarations, vous passez par le guichet OSS.
Comment s’inscrire à l’OSS
L’inscription se fait sur impots.gouv.fr, espace professionnel, rubrique « Régimes particuliers TVA ». L’enregistrement prend effet le trimestre suivant. Une fois inscrit, vous déposez une déclaration OSS trimestrielle qui ventile vos ventes par pays et par taux, et vous payez l’ensemble de la TVA collectée au Service des impôts des entreprises français. La DGFiP redistribue ensuite aux autres États membres.
Concrètement, ça veut dire qu’un dropshipper français qui vend en Allemagne facture 19% de TVA allemande (taux normal allemand), pas 20% de TVA française. Votre prix TTC affiché doit donc s’adapter au pays du client, ou vous absorbez la différence sur votre marge.
Un point souvent oublié : l’OSS ne couvre que les ventes B2C. Pour les ventes B2B intracommunautaires (à des entreprises avec numéro de TVA intracommunautaire valide), vous facturez HT en exonération de TVA, à condition de mentionner les deux numéros de TVA sur la facture et de valider le numéro de votre client sur le service VIES de la Commission européenne. Ces ventes B2B doivent en plus faire l’objet d’une DEB (Déclaration d’Échanges de Biens) mensuelle.
Déclaration de TVA : CA3, CA12 et calendrier à respecter
Une fois redevable, vous devez déclarer et payer la TVA collectée. Trois régimes coexistent.
Régime de la franchise
Pas de déclaration de TVA tant que vous restez en franchise. Mention obligatoire sur vos factures : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats. Logique : si vous ne la collectez pas, vous ne la déduisez pas.
Régime réel simplifié
Pour les CA entre 85 000 € et 840 000 €. Vous payez deux acomptes semestriels (juillet et décembre), calculés sur la TVA de l’exercice précédent. En mai de l’année suivante, vous déposez la déclaration CA12 qui régularise tout. C’est le régime confortable des dropshippers en croissance : peu de paperasse, trésorerie lissée.
Régime réel normal
Pour les gros volumes (au-delà de 840 000 €) ou par option. Déclaration CA3 mensuelle (ou trimestrielle si la TVA annuelle est inférieure à 4 000 €). Vous payez la TVA chaque mois sur la base de votre CA réel. Plus de surprises, mais plus de boulot.
Le calendrier de dépôt CA3 dépend de votre forme juridique et de la première lettre de votre nom :
| Forme juridique | Date limite |
|---|---|
| Sociétés (SAS, SARL, etc.) | 19 à 24 du mois suivant |
| Entrepreneurs individuels | 15 à 24 du mois suivant |
Un retard de déclaration coûte cher : majoration de 10% en cas de dépôt tardif, 40% si vous ne payez pas dans les 30 jours suivant une mise en demeure, jusqu’à 80% en cas de manoeuvres frauduleuses.
Impôt sur les bénéfices : BIC, IS et abattements à connaître
La TVA, c’est de l’impôt indirect (vous la collectez pour l’État). L’impôt sur les bénéfices, lui, frappe directement votre marge. Là encore, plusieurs régimes selon votre statut.
Micro-BIC et abattement forfaitaire
En micro-entreprise, l’administration applique un abattement de 71% sur votre CA marchandises pour calculer le bénéfice imposable. Concrètement, si vous déclarez 60 000 € de CA, on considère que vous avez gagné 17 400 € (60 000 × 29%), et cette somme s’ajoute à vos revenus imposables. Sympa quand votre marge réelle est inférieure à 29%, beaucoup moins quand elle dépasse.
Vous pouvez aussi opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu : 1% du CA marchandises payé chaque mois ou trimestre en même temps que vos cotisations URSSAF. Intéressant si vous êtes déjà dans une tranche d’imposition à 30% ou plus, à éviter si vous êtes non imposable.
Régime réel et IS
En entreprise individuelle au réel, vous calculez votre bénéfice réel (CA – charges déductibles) et il s’intègre à votre IR. Tranche marginale 30%, 41% ou 45% selon vos revenus globaux. Les charges déductibles comprennent : achats de marchandises, frais de plateformes (Shopify, WooCommerce), publicité (Meta, TikTok, Google Ads), abonnements logiciels, frais bancaires Stripe ou PayPal, salaires éventuels, comptable, etc.
En société à l’IS, le bénéfice est imposé à 15% jusqu’à 42 500 €, puis 25% au-delà. Si vous voulez ensuite vous verser des dividendes, la « flat tax » de 30% s’applique. Au total, sur des bénéfices importants, l’addition reste souvent plus douce qu’à l’IR personnel.
Les obligations comptables et déclaratives spécifiques
Au-delà de la TVA et de l’impôt, le dropshipping français traîne quelques obligations souvent ignorées.
Mentions légales obligatoires sur le site
Depuis la loi du 11 juin 2020 renforçant les obligations d’information des dropshippers, votre site doit indiquer :
- L’identité du fournisseur et son adresse (oui, même un fournisseur chinois)
- Le pays de fabrication des produits
- Le délai de livraison réel (pas le délai marketing affiché)
- L’existence éventuelle d’une garantie légale de conformité
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence) effectue des contrôles ciblés. Amende pouvant aller jusqu’à 75 000 € pour les personnes physiques et 375 000 € pour les personnes morales en cas de pratiques commerciales trompeuses.
Tenue d’un livre de recettes et d’achats
En micro-entreprise, un simple livre de recettes chronologique suffit (avec les factures justificatives). Au réel, comptabilité d’engagement complète avec FEC (Fichier des Écritures Comptables) exportable en cas de contrôle. Un expert-comptable coûte entre 80 € et 200 € par mois selon le volume, et vaut largement son prix dès qu’on dépasse 100 000 € de CA.
Déclaration des plateformes (DAC7)
Depuis 2024, Shopify, Amazon, eBay et toutes les marketplaces déclarent automatiquement à la DGFiP les revenus de leurs vendeurs au-delà de 30 transactions ou 2 000 € par an. Cette transmission s’appelle DAC7. Inutile donc d’essayer de passer sous le radar : l’administration sait déjà ce que vous gagnez. Mieux vaut tout déclarer proprement.
Factures : règles de forme
Toutes vos factures doivent contenir :
- Votre numéro SIRET et la mention du régime fiscal
- Le numéro de TVA intracommunautaire (obligatoire dès que vous êtes redevable)
- La date d’émission et un numéro chronologique sans rupture
- L’identité complète du client (nom, adresse)
- Le détail des produits, quantités, prix HT, taux et montant de TVA
À partir de septembre 2026, la facturation électronique devient progressivement obligatoire pour toutes les entreprises françaises (Plateforme de Dématérialisation Partenaire ou Portail public de facturation). Anticipez en choisissant un outil de facturation conforme dès maintenant.
Erreurs fiscales fréquentes en dropshipping et comment les éviter
Quinze ans de pratique, des dizaines de redressements observés, voici les pièges qui reviennent le plus souvent.
Ne pas s’inscrire à l’IOSS quand on importe. Vos clients payent la TVA deux fois (ou se retrouvent avec un colis bloqué). Vous récupérez des avis négatifs et des litiges PayPal. L’inscription est gratuite et prend 30 minutes.
Confondre seuil de franchise et seuil micro. Le premier (85 000 €) concerne la TVA. Le second (188 700 €) concerne le statut micro. Vous pouvez être hors franchise tout en restant micro-entrepreneur. Beaucoup de dropshippers pensent qu’au-delà de 85 000 € ils doivent changer de statut. Faux. Ils doivent juste collecter la TVA.
Oublier de basculer en OSS quand on vend à l’étranger. Si vos ventes vers l’UE dépassent 10 000 € sur l’année (cumul tous pays confondus), vous devez facturer la TVA locale du client. Sans OSS, vous devez vous immatriculer dans chaque pays. Mieux vaut s’inscrire à l’OSS avant d’atteindre le seuil.
Mélanger les comptes personnels et professionnels. Même en micro-entreprise, ouvrez un compte bancaire dédié. La loi l’impose au-delà de 10 000 € de CA pendant deux années consécutives. Au-delà, en cas de contrôle, le fisc épluche vos relevés perso à la recherche de revenus non déclarés. Évitable.
Ne pas conserver les preuves d’achat fournisseur. Les commandes AliExpress, les paiements Stripe vers votre fournisseur, les bordereaux de douane : tout doit être conservé pendant 10 ans. En cas de contrôle, l’administration peut reconstituer votre bénéfice forfaitairement si vous n’avez pas de justificatifs. Ça finit toujours mal.
Sous-estimer le passage en société. Beaucoup de dropshippers à 150 000 € de CA s’accrochent à la micro-entreprise par peur de la complexité administrative. Pourtant, un passage en EURL ou SASU optimisé souvent la fiscalité et la protection sociale. Faites une simulation avec un expert-comptable, vous serez surpris.
FAQ : questions fréquentes sur la fiscalité du dropshipping
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▸Faut-il un numéro de TVA intracommunautaire pour faire du dropshipping ?
▸Le dropshipping est-il légal en France ?
▸Comment déclarer ses revenus de dropshipping aux impôts ?
▸Faut-il payer la TVA même sur les produits qui viennent de Chine ?
▸Quel régime fiscal pour un dropshipping qui démarre ?
▸Combien coûte un expert-comptable pour un dropshipper ?
▸Que se passe-t-il en cas de contrôle fiscal ?
Pour aller plus loin
La fiscalité du dropshipping change vite. La réforme de la facturation électronique arrive en 2026, la directive ViDA (VAT in the Digital Age) prépare une refonte du système TVA européen pour 2027-2028, et la DGFiP investit massivement dans les outils d’analyse de données pour détecter les manquements. Le temps du dropshipping sans déclarations est définitivement révolu. Avec un statut adapté, l’OSS et l’IOSS bien paramétrés, un comptable compétent et un peu de rigueur, l’activité reste rentable et sans mauvaise surprise.
Le vrai conseil ? Investissez 500 € dans une consultation avec un expert-comptable spécialisé e-commerce avant de lancer votre boutique. Vous éviterez 10 000 € de redressement deux ans plus tard.










